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Bene Israël
On distingue trois communautés juives en Inde (6 000 membres en 1997) : la communauté de Cochin, les Bene Israël et la communauté baghdadi, chacune dans une aire géographique très déterminée. La particularité des religions indiennes, non missionnaires et à réalisation personnelle, font que ces communautés ne subirent aucune persécution, aucun antisémitisme, si on excepte la période de la colonisation portugaise où l'inquisition fut transplantée en terre indienne.
La communauté de Cochin
Les relations marchandes entre les mondes méditerranéen et indien sont très anciennes. Ce dernier fournissait depuis l'Antiquité des matières premières dont il avait le monopole - en particulier, les épices, dont le poivre qui ne prospérait que sur la côte de Malabar, au sud de l'Inde, mais aussi le bois de santal ou le teck apprécié pour la construction navale, le diamant et les autres pierres précieuses - ou dont le monde occidental appréciait la qualité - tissu du Goujerat que l'on retrouve utilisé dans l'Égypte ancienne ou l'acier de Damas dont la technique trouve son origine en Inde.
Ce commerce florissant nécessitait un réseau organisé de marchands et c'est peut-être l'une des raisons de la présence d'une communauté juive très ancienne en Inde sur la côte du Kérala. D'après leur tradition, ils seraient présents dans cette région depuis le destruction du second temple de Jérusalem en 79 quand la ville fut conquise par les armées de Titus Vespasien. La communauté se concentrait tout d'abord à Cranganore (Kodungallur), l'endroit où l'apôtre Thomas est censé avoir accosté en Inde pour l'évangéliser, débutant par la communauté juive qui y vivait, mais siège traditionnel de la plus vieille mosquée construite en Inde (contruite par Malik Ibn Dinar durant les années 640 d'après la tradition), ce qui en dit beaucoup sur la tolérance religieuse qu'a connu et que connaît toujours le Kérala.
Cependant, leur présence est attestée de façon certaine depuis le , lorsque qu'un rajâ de la dynastie Chera, qui dominait le Malabar, accorde une charte aux juifs - ainsi d'ailleurs qu'aux chrétiens nestoriens - qui vivent sur son territoire, probablement pour l'aide qu'ils lui apportent dans sa résistance contre le pouvoir grandissant des Chola voisins. Cette charte, gravée sur plaques de cuivre, est toujours conservée dans la synagogue de Cochin (Anquetil-Duperron de passage dans la ville en fera une traduction). Pourtant, la communauté musulmane va gagner en importance, au dépend des autres, notamment par sa maîtrise du commerce maritime, que les hindouistes abandonnent car le franchissement des océans est source d'impureté.
La communauté juive émigre de Cranganore à Cochin de 1341 - une crue du fleuve Periyar rendant le port de la ville impropre au commerce - à 1565, après avoir subi un raid arabe en 1524. Ils s'installent à Mattancheri, sur des terres contiguës au palais, construisent une synagogue et montrent la même loyauté envers le rajâ de Cochin que celle dont ils ont fait preuve à celui de Cranganore, et ce jusqu'à l'indépendance de l'Inde.
Les juifs de Cochin parlaient malayalam et s'habillaient à l'indienne. Leurs habitudes de vie connurent une contamination des pratiques brahmaniques, comme le fait de se déchausser en entrant dans la synagogue, ou une exclusion, plus sévère que celle recommandée par le judaïsme, de la vie sociale des femmes pendant leur menstrues. La communauté était partagée, à l'indienne, en deux castes, les juifs noirs ou malabari (85%) et les juifs blancs ou paradesi (ou pardeshi, étranger), ce qui correspondait à leur couleur de peau. Les malabari, depuis plus longtemps en Inde - depuis peut-être le début de l'ère chrétienne, et même avant - s'étaient probablement mêlés aux populations dravidiennes, les paradesi arrivés plus récemment, surtout en nombre depuis l'expulsion des juifs de la péninsule ibérique possédaient une carnation plus claire. À l'image du système indien, les paradesi correspondaient à une caste supérieure à celle des noirs, et, par exemple, les mariages exogènes étaient interdits, et ils pratiquaient leur culte dans des synagogues séparées. Cette situation sera maintes fois comdamnée par les autorités religieuses juives. Cependant, aucune ne possédant de rabbin, elles étaient gouvernées par des anciens, à l'image des panchayats indiens et un chef traditionnel, le mudaliar faisait la liaison avec le Rajâ, puis avec les puissances européennes colonisatrices.
[On remarquera que le castéisme indien, tout en respectant la liberté religieuse, a contaminé toutes les communautés religieuses qui se sont installées au Kérala de longue date, les chrétiens de Saint-Thomas et les musulmans vont reproduire, comme les juifs, le système brahmanique avec des chrétiens blancs et noirs et des musulmans aschraf et ajlaf - les premiers subdivisés eux-mêmes en thangals, arabes et malabari- groupes non commensaux et endogames. Aux yeux des indiens, les juifs, chrétiens et musulmans ne formaient que des jati de plus.]
La période portugaise (1502-1663) ne fut pas heureuse pour la communauté de Cochin, seule la protection du rajâ leur permit de ne pas subir les méfaits de l'inquisition. En revanche, la période hollandaise (1663-1795) est considérée comme un deuxième âge d'or, après celui mythique où la communauté possédait une royaume dans la région de Cranganore. De plus, entrant en contact avec la communauté juive d'Amsterdam, elle aussi largement originaire d'Espagne et actionnaire jusqu'à hauteur du quart de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, elle put lier d'importants contacts commerciaux et s'approvisionner en textes religieux, les malabari continuant eux à faire venir leur textes du Yémen.
Comptant 2 500 membres en 1945, ils finiront par émigrer en masse en Israël en 1951, seuls resteront sur place des vieilles personnes refusant de changer d'environnement et de mode de vie. Leur nombre ne fera plus que décroître passant de 370 en 1951 à 112 en 1971, puis 50 en 1982 et 20 en 1992. Leur histoire est difficile à reconstituer, la plus grande partie des documents ayant été détruits lors des raids arabes ou portugais.
Les Bene Israël
Le Bene Israël - les fils d'Israël - sont un groupe de juifs qui, au milieu du , vivaient principalement à Bombay, Kolkata, Delhi et Ahmadabad. Leur langue maternelle était le marathi, alors que les juifs de Cochin parlaient le malayalam.
Les Bene Israël affirment descendre de juifs ayant fui des persécutions en Galilée au . Ils sont semblables aux Marathes non juifs en ce qui concerne l'apparence physique et les coutumes, ce qui indique probablement qu'ils se sont mêlés aux populations indiennes. Les Bene Israël ont cependant conservé des pratiques qui ont permis de les identifier, en particulier le respect des prescriptions religieuses concernant la nourriture, la circoncision et l'observation du shabbat comme jour de repos.
Les Bene Israël pensent aussi que leur ancêtres étaient, en Galilée, des fabricants d'huile et qu'ils sont dans le pays konkan à la suite d'un naufrage. Ils furent découverts et identifiés en tant que juifs au XVIIIe siècle par des marchands venus de Bagdad. À cette époque, ils ne pratiquaient qu'un judaïsme rudimentaire et n'avaient pas de chef religieux pour conduire la communauté. Plus tard, on vint de Bagdad et de Cochin, aux XVIIIe et s pour parfaire leur éducation religieuse.
Des marchands juifs provenant d'Europe voyagèrent jusqu'en Inde au Moyen Âge pour raison de commerce, mais on ne sait pas avec certitude s'ils installèrent des comptoirs permanents en Asie du sud. Au , la référence à une communauté juive indienne par Abraham ibn Daoud est malheureusement extrêmement vague, puis restera sans écho durant plusieurs siècles.
On estime que les Bene Israël étaient au nombre de 6 000 dans les années 1830, 10 000 au tournant du siècle et en 1948 - lorsque leur communauté était la plus nombreuse en Inde - on comptait 20 000 individus. Depuis, leur population n'a cessé de diminuer, principalement du fait de l'émigration vers Israël et ils seraient moins de 5 000.
En 1964, les Bene Israël ont été reconnus comme pleinement juifs par le premier ministre d'Israël et autorisés ainsi à émigrer dans le pays.
La communauté baghdadi
Les Baghdadi sont des juifs de langue arabe qui ont émigré depuis l'Irak, il y a quelque 250 ans et qui se sont installés dans les villes de Mumbai et de Calcutta. Commerçants avisés, ils sont rapidement devenus une des communautés les plus prospères de la ville et y ont fait œuvre de philanthropes. Le membre le plus connu de cette communauté est Sir David Sassoune, né à Bagdad en 1792 et décédé à Pune en 1864.
La communauté baghdadi comptait à son apogée, dans les années 1940 quelque 7 000 membres, cependant, après une forte émigration en Israël, elle est aujourd'hui en extinction, avec moins de 50 personnes.
Les Baghdadi étaient beaucoup plus stricts concernant la religion que les Bene Israël avec lesquels ils ne se mêlaient pas, introduisant un castéisme inconnu dans le judaïsme, mais faisant penser à celui de Cochin. Les Baghdadi n'autorisaient pas les mariages entre leurs enfants et les enfants de la communauté Bene Israël, ils ne consommaient pas de nourriture préparée par un membre de cette communauté et refusaient de compter un Bene Israël comme élément du miniane, les dix hommes nécessaires pour commencer une prière. Les Bene Israël étaient en fait considérés comme des juifs impurs.
Voir aussi
- Beta Israël d'Ethiopie
- Juifs en Chine et Juifs de Kaifeng
Catégorie:Histoire du monde indien
Catégorie:judaïsme
Inde
L'Inde (nom officiel Union indienne) est un pays situé dans le sud de l'Asie, formant la majeure partie du sous-continent indien.
Le nom officiel du pays, Inde, est dérivé de la vieille version persane de Sindhu, l'appellation locale historique pour le fleuve Indus ; voir l'Origine du nom de l'Inde. La constitution de l'Inde et l'utilisation générale identifient également Bharat (mot Hindi dérivé du nom de Sanskrit d'un roi hindou antique, dont l'histoire peut être trouvée dans le Mahâbhârata, comme nom officiel de statut égal). Un troisième nom, Hindustan, ou la terre des Hindous en persan, a été employé depuis les temps de l'Empire moghol, est le nom plus utilisé par la majorité dans leur vie quotidienne et la langue parlée.
C'est le pays le plus peuplé au monde après la Chine. Elle dispose de 22 langues officielles, dont la principale, celle de l'administration centrale, est le hindi, avec l'anglais comme langue officielle associée. L'Inde a un littoral qui s'étend sur plus de sept mille kilomètres, et partage ses frontières avec le Pakistan à l'ouest, la République populaire de Chine, le Népal, et le Bhoutan au nord-est, et le Bangladesh et le Myanmar à l'est. Sur l'Océan indien, elle est à proximité des îles de la République des Maldives au sud-ouest, du Sri Lanka au sud, et de l'Indonésie au sud-est. L'Inde réclame également une frontière avec l'Afghanistan au nord-ouest.
L'Inde est le foyer de certaines des civilisations les plus anciennes, et est un carrefour des itinéraires historiques importants du commerce. Quatre des principales religions du monde y ont vu le jour : l'Hindouisme, le Bouddhisme, le Jainisme et le Sikhisme.
Autrefois, l'Inde constituait une partie importante de l'empire britannique en tant qu'Inde britannique, avant de gagner son indépendance en 1947.
Pendant les dernières deux décennies le pays s'est beaucoup développé, particulièrement dans les sphères économiques et militaires, régionalement aussi bien que globalement.
Histoire de l'Inde
Articles détaillés : Histoire de l'Inde ~ Chronologie de l'Inde ~ Établissements français de l'Inde
Les abris sous roche peints de l'âge de pierre de Bhimbetka dans le Madhya Pradesh constituent les traces les plus anciennes connues de l'implantation humaine en Inde. Les premières installations permanentes connues apparaissent il y a 9000 ans. Puis, une civilisation, l'une des plus anciennes connues à ce jour, se développe dans la vallée de l'Indus et atteint son apogée entre -2600 et -1900. Vers -1500, des tribus aryennes venues d'Asie centrale auraient émigré en Inde mais cette hypothèse est refutée par certains qui voient plutôt une continuité de la culture védique. Des études génétiques récentes n'ont pas permis de trancher sur ces deux positions, certaines confirmant, d'autres réfutant la théorie de l'invasion aryenne.
Au , un vent de réforme religieuse se lève, le bouddhisme et le jainisme fleurissent, s'ajoutant à la richesse de la culture indienne. L'hindouisme classique se développe à partir de la culture védique. Le premier millénaire voit beaucoup de royaumes indépendants se développer puissamment, certains acquérant une stature impériale. La dynastie hindoue des Gupta domine la période que les historiens considèrent comme un « âge d'or » de l'Inde et les Maurya, et en particulier l'empereur bouddhiste Ashoka, contribuent grandement au paysage culturel indien. Les arts, les mathématiques, la technologie, l'astrologie, la religion et la philosophie s'épanouissent grâce au mécénat royal. Durant le deuxième millénaire, la plupart des régions de l'Inde sont assujetties à un pouvoir musulman, le sultanat de Delhi puis l'Empire moghol, (de 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués), bien que quelques royaumes hindous, comme le royaume de Vijayanâgara, subsistent et prospèrent.
Après l'arrivée des commerçants européens, les Portugais, les Français et les Anglais tirent profit de la dilution et de l'éclatement du pouvoir au travers du sous-continent et le colonisent.
En 1857, la révolte des Cipayes, des soldats indiens au service des puissances européennes, se transforme en un soulèvement populaire contre la puissance de la Compagnie anglaise des Indes orientales que nombre d'indiens considèrent comme leur première guerre infructueuse d'indépendance.
Après la révolte, les mouvements indiens pour l'indépendance commencent à exiger une indépendance complète. Le 15 août 1947, l'Inde accède finalement à cette indépendance tout en subissant la Partition.
Après l'indépendance, l'Inde participe à quatre guerres contre le Pakistan entraînées par le problème du Cachemire. De 1975 à 1977, le premier ministre Indira Gandhi déclare létat d'urgence, limitant les droits civiques et entraînant la mise en détention de nombreuses personnes sans procès. La destruction de la Babri Masjid d'Ayodhya en 1992 entraîne plusieurs conflits intercommunautaires en Inde occidentale. En 1999, l'Inde mobilise ses troupes dans le district de Kargil au Cachemire pour repousser des infiltrations de terroristes islamistes et/ou de rebelles indépendantistes kashmiris venus du Pakistan.
Politique
Article détaillé : Politique de l'Inde
L'Inde est une démocratie parlementaire et une république fédérale. D'ailleurs, elle est « la plus grande démocratie du monde » grâce à son milliard d'habitants.
Le président est le chef de l'État, mais ses pouvoirs ne sont que symboliques. Le président et le vice-président sont élus indirectement tous les 5 ans par un collège spécial. Même un intouchable a pu accéder à la fonction du président, ce qu'on peut voir comme un symbole des changements qui ont eu lieu dans la société indienne. Le vice-président ne devient pas nécessairement président si le président meurt ou démissionne.
Le Parlement est composé de deux chambres : la chambre haute, la Rajya Sabha (Conseil des États) et la chambre basse, la Lok Sabha (Chambre du Peuple).
Les membres de la Rajya Sabha sont élus par les députés des assemblées des États. Ceux de la Lok Sabha sont élus par le peuple.
Le Parlement désigne un Premier Ministre issu du parti majoritaire ou d'une coalition. Celui-ci détient les pouvoirs exécutifs et dirige le conseil des ministres.
Diplomatie
L'Inde se considère comme une grande puissance mal reconnue. La Charte des Nations Unies ne lui donne pas le statut de membre permanent du Conseil de Sécurité, le Traité de Non prolifération ne la reconnait pas comme Etat doté de l'arme nucléaire. Aussi, l'Inde cherche-t-elle à faire reconnaître le statut de grande puissance auquel elle juge pouvoir aspirer.
C'est la raison pour laquelle elle a avancé sa candidature, au sein du G4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon) à un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU. C'est aussi l'une des raisons qui l'ont poussée à développer un arsenal nucléaire après l'explosion "pacifique" de 1974 et à en assumer le caractère officiel avec les essais de mai 1998.
Aujourd'hui, l'Inde est reconnue comme une puissance émergente. Elle a tissé des partenariats stratégiques avec toutes les grandes puissances : États-Unis dans le cadre du programme Next Steps for a strategic partership, Chine avec laquelle elle progresse sur la voie d'un règlement du contentieux frontalier qui oppose les deux pays mais aussi Russie, France, Japon, et Royaume-Uni.
L'Inde s'éloigne ainsi de son approche nehruvienne, tiers mondiste et non alignée (voir mouvement des non-alignés) des relations internationales pour entrer dans le club des "grands".
États de l'Inde
Article détaillé : États et territoires de l'Inde
L'Inde est une fédération d'États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. Il y a 28 États principaux, 6 territoires, et le territoire de la capitale Delhi.
L'actuel président indien est Abdul Kalam depuis 2002. Mais l'essentiel des pouvoirs est détenu par le premier ministre Manmohan Singh (depuis 2004). En effet, comme l'Allemagne, l'Inde connaît un régime parlementaire.
Géographie
Allemagne
Articles détaillés : Géographie de l'Inde ~ Villes de l'Inde
La superficie de l'Inde est de 3 287 590 km².
Entourée par le Pakistan, l'Afghanistan, la Chine, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, l'Inde possède 15 000 km de frontières.
De grands fleuves et rivières, tels le Gange, le Brahmapoutre, la Yamunâ, la Godâvarî, la Narmadâ, la Kaveri traversent le pays.
Économie
Article détaillé : Économie de l'Inde
Le PNB de l'Inde était de 692 milliards de dollars en 2004 soit 600 dollars par habitant.
En 1997, l'agriculture représentait 25 % du PIB, les industries 30 % et les services 45 %. Le PNB de l'Inde est le 11 au monde.
Répartition des emplois (1999) : agriculture 60 %, industrie 17 %, services 23 %.
Taux de pauvreté (1999) : 30%
Taux de chômage (2003) : 9,5 %
Dette extérieure (est. 2003) : 102 milliards de dollars
Inflation (2003) : 3,8 %
L’Inde est une nouvelle puissance mondiale dont l’importance ne cesse de croître. Tout en poursuivant une campagne active afin d’obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, elle s’efforce d’approfondir ses relations avec l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN), de resserrer ses liens avec la Chine et d’accroître ses interactions avec l’Asie centrale, les Etats-Unis et l"Europe.
Onzième économie mondiale (quatrième en parité des pouvoirs d’achat), l’Inde est en passe de faire d’énormes progrès économiques au cours des dix prochaines années.
L'Inde a connu une croissance économique soutenue, grâce à un large éventail de réformes mises en œuvre au cours de la dernière décennie. Une classe moyenne dynamique dotée d'un pouvoir d'achat a vu le jour, et une nouvelle génération d'industriels et d'entrepreneurs se sont lancés dans la compétition au niveau mondial. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 692 milliards $ EU en termes nominaux, en 2004, l'Inde est actuellement la dixième économie mondiale.
Le PIB réel a augmenté de 6,9 % en 2004-05 contre 8,5 % un an auparavant. Cette baisse était essentiellement le résultat d'une croissance agricole plus faible due à des précipitations moins abondantes pendant la mousson. Les perspectives relatives à la croissance du PIB réel de l'Inde, pour la période 2005-06, semblent encourageantes - environ 6,5 à 7 %. A ce jour, rien n'indique que la hausse des prix du pétrole va affecter la croissance économique.
La position des paiements extérieurs de l'Inde s'est considérablement améliorée. Les exportations ont augmenté, particulièrement les exportations des services qui ont augmenté de 105 % en 2004-05. La croissance dans le secteur des services a en grande partie été alimentée par le boom des technologies de l'information, domaine dans lequel l'Inde devient un leader mondial.
|+Croissance du PIB indien depuis 1995 (Mission économique en Inde, janvier 2005)
!Année
!Croissance du PIB
!Année
!Croissance du PIB
|-
|2004
|6,6 %
|1999
|7,1 %
|-
|2003
|5,9%
|1998
| 6,0 %
|-
|2002
| 4,4 %
|1997
|4,5 %
|-
|2001
|5,5 %
|1996
|7,4 %
|-
|2000
|3,9 %
|1995
|7,6 %
|{{{{wikitravel|l'Inde|Inde{fr{dmoz|Inde|http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Asie/Inde/{fr{en{États et territoires de l'Inde{Pays d'Asie{lien AdQ|en{lien AdQ|sv
CochinCatégorie:Histoire du monde indiencatégorie:Keralacatégorie:Principauté des Indes
La ville de Cochin
Voir : Kochi
Histoire de la principauté
La principauté a intégré l'état du Kérala.
Dirigeants : Râja puis Mahârâja puis Mahârâja Gangadhara Koviladhi Karikal
- Râja
- Vers 1500 - 1503 : Unniramakoil I
- 1503 - 1537 : Unniramakoil II
- 1537 - 1565 : Virakeralavarma I
- 1565 - 1601 : Kesararamavarma II
- 1601 - 1615 : Virakeralavarma II
- 1615 - 1624 : Ravivarma I
- 1624 - 1637 : Virakeralavarma III
- 1637 - 1645 : Godavarma I
- 1645 - 1646 : Virarayiravarma
- 1646 - 1650 : Virakeralavarma IV
- 1650 - 1656 : Ramavarma I
- 1656 - 1658 : Gangadhara Lakshmi - Régente
- 1658 - 1662 : Ramavarma II
- 1662 - 1663 : Godavarma II
- 1663 - 1687 : Virakeralavarma V
- 1687 - 1693 : Ramavarma IiII
- 1693 - 1697 : Ravivarma II
- 1697 - 1701 : Ramavarma IV
- 1701 - 1721 : Ramavarma V
- 1721 - 1731 : Ravivarma III
- 1731 - 1746 : Ramavarma VI
- 1746 - 1749 : Keralavarma I
- 1749 - 1760 : Ramavarma ViII
- 1760 - 1775 : Keralavarma II
- 1775 - 1790 : Ramavarma VIII
- 1790 - 1805 : Ramavarma IX
- 1805 - 1809 : Ramavarma X
- 1809 - 1828 : Keralavarma III
- 1828 - 1837 : Ramavarma XI
- 1837 - 1844 : Ramavarma XII
- 1844 - 1851 : Ramavarma XIII
- 1851 - 1853 : Keralavarma IV
- 1853 - 1864 : Ravivarma IV
- 1864 - 1888 : Ramavarma XIV
- 1888 - 1895 : Sir Vira Keralavarma V
- Mahârâja
- 1895 - 1914 : Sri Sir Ramavarma XV (Abdique)
- Mahârâja Gangadahra Koviladhi Karikal
- 1914 - 1932 : Sri Sir Ramavarma XVI
- 1932 - 1941 : Sri Sir Ramavarma XVII
- 1941 - 1943 : Sri Keralavarma VI
- 1943 - 1946 : Sri Ravivarma V
- 1946 - 1947 : Sri Keralavarma VII
Voir aussi
- États princiers des Indes par ordre alphabétique
- États princiers des Indes par religion
Lien externe
- [http://www.worldstatesmen.org/India_princes_A-J.html Liste des dirigeants]
Portugal
|- valign="top"
| Président
| Jorge Sampaio
|- valign="top"
| Premier ministre
| José Sócrates
|{{{{{{{{{{{{{{XVIè s{XVIIIème siècle{XXe siècle{XXe siècle{commons|Category:Portugal|le Portugal{wiktionnaire|Portugal|Portugal{wikitravel|le Portugal|Portugal{pt{en{pt{Pays d'Europe (UE){Portail Portugal{lien AdQ|de{Lien AdQ|vi
Antiquité
Catégorie:Antiquité
On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».
Chronologie
L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées.
La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.
L'antiquité en Europe
-5000
En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle.
La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge.
En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine.
La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne.
La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.
Civilisations antiques
- Antiquité européenne
- Grèce antique
- Étrusques
- Rome antique
- Celtes
- Slaves
- Baltes
- Germains
- Antiquité africaine
- Égypte antique
- Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
- Aztèques
- Incas
- Mayas
- Antiquité asiatique
- Asie mineure
- Hébreux
- Hittites
- Mèdes
- Perses
- Phéniciens
- Mésopotamie
- Sumer
- Akkad
- Assyrie
- Babylone
Voir aussi
autre acception
Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.
liens internes
- Rites religieux
- Préhistoire – Protohistoire
- Histoire – Moyen Âge
- Histoires nationales
- Histoires thématiques
- Migrations germaniques – Grandes invasions
Épice ja:香辛料 nb:Krydder simple:Spice
Les épices sont des parties de plantes aromatiques ou à la saveur forte ou des préparations, notamment des mélanges faits à partir de ces plantes. Elles sont utilisées en petite quantité en cuisine comme conservateur ou assaisonnement. Les épices sont à différencier d'autres produits utilisés pour parfumer les plats, comme les herbes aromatiques ou les fruits. Ce sont pour la plupart des produits exotiques. Les épices étaient parmi des produits commerciaux les plus coûteux durant l'Antiquité et le Moyen Âge. Un grand nombre d'épices étaient employées autrefois en médecine.
Épices communes
Voir Liste des épices
Le sel est un assaisonnement extrêmement courant, souvent considéré comme une épice ; cependant, c'est un produit minéral.
Histoire
Les épices ont joué un rôle important dans l’histoire humaine depuis son commencement. Les épices faisaient partie des biens les plus précieux dans le commerce du monde antique, comme du médiéval. Dans la Genèse, Joseph est vendu comme esclave par ses frères à des marchands d’épices. Dans le Cantique des cantiques, un poème biblique, le rédacteur compare sa bien-aimée à de nombreuses formes d’épices.
Les épices furent la principale raison de l’expédition du navigateur portuguais Vasco de Gama vers l’Inde. À peu près à la même époque, Christophe Colomb après avoir débarqué sur le Nouveau Monde, fit miroiter à des investisseurs la description des nombreuses épices alors inconnues disponibles en Amérique.
Mélanges communs d’épices
- Cinq baihgttes
- Cinqhochart épices
- Colombo
- Curry ou poudre de cari
- Garam massala
- Quatre épices
- Ras el hanout
- Zahtar
Production
|-----
| colspan="6" align="center" bgcolor=#DDFFDD |
Production en tonnes. Chiffres 2003-2004 Données de FAOSTAT (FAO)
|-----align="right"
|align="left"| Inde||1 600 000||86 %||1 600 000||86 %
|------align="right"
|align="left"| Chine||66 000||4 %||66 000||4 %
|------align="right"
|align="left"|Bangladesh||48 000||3 %||48 000||3 %
|------align="right"
|align="left"| Pakistan||45 300||2 %||45 300||2 %
|------align="right"
|align="left"| Turquie||33 000||2 %||33 000||2 %
|------align="right"
|align="left"| Népal||15 500||1 %||15 500||1 %
|------align="right"
|align="left"| Autres pays ||60 900||3 %||60 910||3 %
|-----align="right"
|align="left"| Total||1 868 700||100 %||1 868 710||100 %
|
Côte de MalabarMalabar Catégorie:Côte|Malabar
TeckCatégorie:Flore (noms vernaculaires) Catégorie:Bois Catégorie:Essence forestière Catégorie:Lamiaceae
.Nom commun : Teck
Nom botanique : Tectona Grandis
Famille Lamiaceae, sous-famille chloanthoideae parfois classé dans la faamille des Verbenaceae
Origine : Inde, Malaisie à présent cultivé dans toutes les zones tropicales et sub tropicales. Le meilleur teck se trouve en Birmanie
Le teck est un arbre de croissance lente. Son tronc est cylindrique et peut atteindre un diamètre de 1,5 m pour une hauteur de 27 mètre avec un houppier culminant à 46 m
En exploitation commercial, il est prêt à être coupé dés l'âge de 21 ans mais attends généralement 80 ans.
Le teck présente un bois aux qualités multiples qui en fait un produit très estimé de l'industrie.
Sa couleur varie de doré a bronze, où beige rougeâtre.
Les fibres sont droites et rigides au grain serré facile à travailler et d'une finition très lisse
Il contient une huile naturelle qui le rends extrêmement résistant aux agressions climatiques les plus rudes et d'une très grande durée dans le temps. (Il existe des poutres de teck âgées de plus de 1000 ans).
Il n'est attaqué ni par les insectes ni, chose exceptionnelle, par les termites.
Une caractéristique unique fait que le teck ne provoque pas de corrosion ni d'oxydation du métal à son contact.
De nos jours, la coupe sauvage est strictement prohibée. Le bois disponible ne provient que de plantations contrôlées.
Il est très utilisé par la construction navale, la construction des meubles surtout d'extérieur, pour le parquet, les boiserie, des lambris et pour le tournage. L'ébénisterie apprécie sont grain serré et fin.
Birmanie
- Teck de Moulmein
- Teck de plantation
Birmanie
Le teck présente des propriétés médicinales importantes exploitées dans plusieurs pharmacopées traditionnelles
gomme : mélange apéritif pan masala
huile des graines : croissance capillaire, eczéma, teigne
graines : purgative, faiblesse, enflures, fièvre
fruits : diurétique
fleurs : diurétique
jus des fleurs : boisson rafraîchissante apéritive, maux de tête, acidité gastrique
feuilles : purgative diabète, hémostatique, dépurative, vulnéraire
écorce : astringente, anthelminthique, dépurative, bronchite, hyperacidité, dysenterie, diabètes, lèpre, dermites
bois : diabète, dermites, aphtes, gingivites dyspepsies pyrosis, vers intestinaux
racines : anurie
Et aussi en usage non médicinal :
feuilles : teinture pour tissus, nourriture…
feuilles : pour emballer des objets, pour faire des bols, des plats et des ombrelles
Goujerat
Le Gujarat (translittération française : Goujerat ou Goudjerat) est un État situé à l'ouest de l'Inde.
Histoire
On peut retracer l'histoire du Gujarat depuis la civilisation de la vallée de l'Indus, par les ruines de Lothal, qui était autrefois un port.
Du Xe au , il fut gouverné par les Châlukya, puis conquis par les musulmans en 1298. La principale ville du Gujarat, Ahmedabad, a été fondée au début du par le roi Ahmed II. La ville garde de cette époque plusieurs monuments spectaculaires, dont la grande mosquée.
Il passa sous protectorat britannique en 1760, et fut séparé de l'État de Bombay en 1956. Les frontières de l'État ont été établies le 1 mai 1960, selon une séparation linguistique.
Le Gujarat a apporté à l'Inde deux parmi les plus importants leaders du mouvement d'indépendance, Mohandas K. Gandhi et Sardar Vallabhbhai Patel.
Géographie
L'État du Gujarat est situé entre les latitudes 20°6' N et 24°42' N et les longitudes 68°10' E et 74°28' E.
Il est bordé au nord par le Pakistan, au nord-est par le Rajasthan, à l'est par le Madhya Pradesh, au sud-est par le Maharashtra et au sud-ouest par la mer d'Oman. Les villes principales sont Ahmadâbâd, l'ancienne capitale, Baroda ou Vadodara, Bhavnagar, Jamnagar, Surat, Rajkot. La péninsule du Kâthiâwar forme une partie importante du territoire de l'État.
Le relief est peu accentué dans la plupart de l'État. Il possède environ 1600 km de côtes.
Le climat est principalement chaud et sec, voire désertique dans le nord-ouest.
Il est divisé en 25 districts, et sub-divisés en 226 talukas.
Politique
Kâthiâwar
Depuis une dizaine d'années, le parti hindouiste BJP détient le pouvoir au parlement et gouvernement de l'État.
Dans les années 1990, de violents troubles intercommunautaires ont éclaté à plusieurs reprises entre les communautés hindoue et musulmane. En 1992 notamment, plus de 2000 personnes, en majorité musulmane, ont péri lors de ces affrontements suite à la destruction de la mosquée d'Ayodya.
Depuis octobre 2001, le chef de l'exécutif (Chief Minister) est Narendra Damodardas Modi, et le gouverneur est Kailashpati Mishra depuis le 7 mai 2003. L'Assemblée législative comprend 182 parlementaires.
Économie
Le Gujarat est l'un des États les plus prospères, ayant un PNB par habitant au-dessus de la moyenne de l'Inde.
Les Gujaratis ont la réputation d'être de talentueux commerçants et financiers. Les principales ressources de l'État sont le coton, les arachides, les dattes, la canne à sucre et le pétrole.
Surat, une ville du Golfe de Khambat, est un important centre de diamantaires. La plupart du commerce de diamant est contrôlé par une poignée de familles de religion jaïne.
Aussi dans le Golfe de Khambat, à 50 kilomètres au sud-ouest de Bhavnagar, est le plus grand chantier naval du monde, Alang Ship Recycling Yard. Il s'agit aussi d'un des plus grands ports de démantèlement de bateaux au monde. Par exemple, le porte-avions Clemenceau y sera démantelé à partir de septembre 2005.
Le Gujarat est aussi le premier producteur de lait en Inde. Près de la ville de Anand se trouve la laiterie Amul, l'un des plus grands producteurs de lait au monde.
L'institution universitaire Indian Institute of Management, située à Ahmedbad, a été classée comme la meilleure en Asie dans sa catégorie par le magazine Asiaweek et l'une des meilleures du monde. Ses étudiants travaillent avec de hautes responsabilités dans les sociétés Fortune 500 et d'autres à travers le monde.
Démographie
Le Gujarat compte environ 50 millions d'habitants, et la population s'est accrue de 22,48 % durant les 10 dernières années. 37,67 % de la population réside en zone urbaine.
La langue locale est le gujarati.
Culture
La culture du Gujarat a subi une forte influence de l'islam. La plupart des monuments anciens sont des monuments musulmans.
Les Jaïns ont aussi exercés une influence importante. Une conséquence sur la vie quotidienne est que l'alcool est interdit au Gujarat.
Tourisme
Le tourisme est beaucoup moins développé au Gujarat que dans d'autres États de l'Inde, notamment à cause de l'interdiction de l'alcool et des violents troubles intercommunautaires. L'État ne manque pourtant pas d'attractions, dont les temples jaïns de Palitana, et les monuments musulmans d'Ahmedabad. La région désertique du Kutch est réputée pour la richesse de son artisanat.
L'ancien comptoir portugais de Diu, partie du Territoire de Daman et Diu, qui y est enclavé, est aussi une attraction touristique.
Divers
Patrie de Mohandas K. Gandhi et de Sardar Vallabhbhai Patel.
Les 200 derniers lions d'Asie vivent dans la forêt de Gir au Goujerat.
Voir aussi
- Violences au Gujarat en 2002
Liens externes
- [http://www.gujaratindia.com/index.htm Site officiel de l'état du Goujerat]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Gujarat Gujarat sur Wikitravel]
Catégorie:Gujarat
ja:グジャラート州
Égypte antique
Bien que l'on puisse définir temporellement l'Égypte antique comme la période de l'histoire égyptienne allant de l'invention de l'écriture à la fin de l'Antiquité, cette notion se rapporte plus particulièrement à la civilisation qui vécut sur les bords du Nil durant cette période de près de quatre mille ans d'Histoire. Du rassemblement des tribus égyptiennes pour la création du premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début de l'ère chrétienne, l'Égypte antique a été le théâtre d'événements majeurs qui ont profondément influencés la culture d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la Méditerranée et du Moyen Orient.
Histoire
C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes distincts politiquement mais étroitement liés par une culture commune : la Haute Egypte, au Sud, et la Basse Egypte, au Nord (le Nil coule du Sud vers le Nord d'où ces appellations). La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le Pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes).
Le découpage de l'histoire de l'Égypte en grandes périodes et en 31 dynasties est héritée du prêtre-historien Manéthon (IIIe siècle av. J-C), même si les Egyptiens antérieurs ne faisaient pas cette distinction : pour eux la monarchie était continuelle.
- Période prédynastique : période précédant l'unification du pays ;
- Période thinite : les premières dynasties pharaoniques (capitale This, près d'Abydos);
- Ancien Empire : considéré par les anciens Égyptiens eux-mêmes comme l'Age d'or de leur civilisation avec, entre autre, la construction des plus grandes pyramides ;
- I période intermédiaire : période d'instabilité politique et de morcellement du pays en deux royaumes rivaux ;
- Moyen Empire : période faste, stable et de grande activité artistique ;
- II période intermédiaire : période de troubles graves, occupation du pays par les Hyksos ;
- Nouvel Empire : période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. Elle se caractérise par un renouveau culturel et artistique dont l'apogée est atteinte avec les XVIIIe et XIXe dynasties. C'est l'époque des Touthmôsis, des Amenhotep (en grec : Aménophis) et des Ramessides ;
- III période intermédiaire : période de guerre civile, les rois-prêtres, domination libyenne puis éthiopienne (royaume de Koush), invasion assyrienne ;
- Basse époque : dynastie saïte, occupation perse, dernières dynasties autochtones puis domination hellénistique (Alexandre, les Ptolémées).
La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève :
- d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en 343 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de l'ère chrétienne (fermeture en 551).
Histoire résumée
L'unité de l'Égypte pharaonique pendant ses 3000 ans d'histoires n'est pas une affaire de frontières géographiques. Sur ce plan elle connut de nombreuses situations en possédant tout d'abord la Nubie puis se dirigeant vers le Moyen Orient avant de régresser de façon générale pendant la basse époque. Pourtant on ne peut nier que certains caractères géographiques sont inséparables de l'identité égyptienne. Ainsi le Nil a modelé le mode de vie et la civilisation de l'Égypte.
On peut plutôt observer que de grands principes se sont maintenus tout au long de l'histoire de Kemit. Il y a toujours eu un pouvoir central fort en la personne du roi. Quand celle ci devenait faible on assistait à des crises comme la première période intermédiaire à la mort de Pépi II où règnent simultanément plusieurs familles. Le système où tous les pouvoirs étaient détenus par le pharaon évolua. Il se complexifia en une administration importante. Sous Sesostris III, la fonction de vizir fut dédoublé pour assurer une meilleure gestion. Mais pendant tout ce temps fut maintenu l'institution pharaonique même en cas de domination étrangère. Celle ci permettait en effet une légitimité au pouvoir en place.
Ce n'est pas par hasard si les Hyksos, les Perses, Alexandre le grand puis ses généraux grecs se firent nommer pharaon. Le fait de suivre l'antique coutume leurs conféraient une légitimité par rapport aux Égyptiens. La même idée est valable pour toutes les dynasties issues d'Égypte, la fonction de Pharaon réfère à un symbole prépondérant. En effet les dynasties ne se suivaient pas par filiation. L'état de pharaon permet la réduction de ce fossé familial. Ainsi Ramsès I avant d'être couronné était un général et vice roi.
Mais peut être cette unité dans la conception du pouvoir n'aurait pas duré autant si la fonction de pharaon ne renvoyait pas à un idéal spirituel. Le pharaon est un lien entre le terrestre et le divin. Sa fonction ne se limite pas au temporel, il est le premier prêtre d'Égypte. Bien sur, sur le plan historique, ce n'est pas si simple. Ainsi on a pu voir la rupture avec la période Atonienne ou la progressive prise de pouvoir au cours des siècles du clergé d'Amon. Mais pour les pharaons ayant un réel pouvoir, leurs fonctions en faisaient les garants du divin. Encore une fois c'est une sorte de légitimité. Sans entrer directement dans la sphère purement culturelle que nous allons maintenant aborder.
Voir l'article détaillé : Histoire de l'Égypte antique.
Géographie
La géographie de l'Égypte antique, que ce soit d'un point de vue climatique que géopolitique, est assez proche de celle de l'Égypte contemporaine. L'Égypte est un pays au climat semi-désertique dont seule la bande fertile de part et d'autre du Nil, le Delta et quelques oasis éparses, sont propres à l'implantation humaine. Le reste est recouvert par le désert Libyque à l'ouest, le désert Arabique à l'est et le Sinaï au nord-est. Les frontières « traditionnelles » de Égypte antique sont assez semblables aux frontières de l'Égypte moderne. Ainsi, dans l'Ancien Empire, le pays est délimité au nord par la Méditerranée, au sud par la première cataracte du Nil, a l'ouest par le désert libyque et à l'est par la mer rouge et le désert du Sinaï. Le territoire égyptien était découpé en régions administratives, les nomes, qui étaient gouvernées, au nom de pharaon, par des nomarques.
Voir l'article détaillé : Géographie de l'Égypte antique.
Agriculture
Il existe un étonnant paradoxe entre l'image que les Égyptiens de l'Antiquité avaient de leur agriculture et l'image qu'en avaient les visiteurs étrangers. Ainsi, alors que les scribes dépeignent le métier d'agriculteur comme le plus harassant et ingrat des travaux manuels, les voyageurs grecs comme Hérodote et Diodore de Sicile s'extasiaient devant cette terre où les plantes semblaient pousser sans grand effort.
Voir l'article détaillé : Agriculture dans l'Égypte antique.
Organisation politique
L'Égypte antique est une théocratie. Bien plus qu'un roi, le Pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, Pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la Terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité.
Voir l'article détaillé : Organisation politique de l'Égypte antique.
Voir aussi :
- Pharaon.
Art égyptien
L'Art de l'Égypte antique est caractérisé par une idée d'ordre : des lignes claires et simples, associées à des formes simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient des lignes perpendiculaires, verticales et horizontales, pour former un quadrillage et donner des proportions correctes à leurs travaux. L'art reflétait l'importance sociale, religieuse et politique. La hauteur des personnages dépendait par exemple de leur rôle dans la société : les plus importants étaient les plus grands - il n'y avait par ailleurs pas de perspective. Le pharaon est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes ; et de même les dieux sont plus ou moins imposants selon qu'ils sont considérés plus ou moins puissants.
Voir l'article détaillé : Art égyptien.
Voir aussi :
- Hiéroglyphe;
- Papyrologie;
- Textes de l'Égypte antique.
Mythologie égyptienne
Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de malheurs (en cas de trop faible ou trop forte crue du Nil),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts.
Voir l'article détaillé : Mythologie égyptienne.
Voir aussi :
- Dieux égyptiens;
- Concepts égyptiens.
L'Égypte antique dans les arts
Architecture
- Maison égyptienne, place du Caire à Paris, construite en 1805 et dont la façade reprend une frise et des têtes égyptiennes.
- Egyptian Hall à Londres en 1812
Peinture
- Hubert Robert (1733-1808) fait de nombreuses peintures dont le décor rappelle l'Égypte antique.
Musique
- Aïda, opéra de Guiseppe Verdi
Littérature
- Le roman de la momie de Théophile Gautier
- Le Nabab d'Alphonse Daudet
- La première pyramide deBernard Simonay
En bande dessinée on peut citer :
- la série Papyrus http://www.egypteinedite.be;
- Le Mystère de la grande pyramide d'Edgar P. Jacobs
- La Foire aux immortels, d'Enki Bilal
- Astérix et Cléopâtre
Cinéma
- Cléopâtre est un film de Joseph Mankiewicz, de 1963.
- Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, une adaptation par Alain Chabat de la bande dessinée, de 2001.
Jeux de rôle
- Égypte : 1156 av. J.-C. L'énigme de la tombe royale (© 1997 Réunion des Musées Nationaux, Canal+ Multimédia, Cryo Interactive)
- Kémi, Aventures en terre d'Egypte
- GURPS Egypt
Articles connexes
- Bématiste
- Égyptologie,
- Égypte d'aujourd'hui,
- Voir aussi : Projet égyptologique de Wikipédia.
Lien externe
- [http://dmoz.org/World/Français/Sciences/Sciences_humaines_et_sociales/Archéologie/Archéologie_historique/Egyptologie/ Égypte antique sur Dmoz]
-
Egypte
Egypte antique
-
Egypte
ja:古代エジプト
Damas
Damas est la capitale de la Syrie. En arabe la ville s'appelle Dimashq ach-Cham, mais on dit très souvent ach-Cham seulement (arabe: دمشق الشاَّم [dimašq aš-šam]) (hébreu : דמשׂק [dimašq]). La ville compte plus de 2 millions d'habitants, près de 3 millions en comptant l'agglomération (« Le grand Damas »).
Géographie
La ville est dans le désert, ses quartiers Est escaladant le flanc du mont Quassioun (ou Qassioun ou Kassioun selon les translitérations), premier contrefort du massif de l'Anti-Liban. À vol d'oiseau, elle est située à 60 km à l'ouest de la mer Méditerranée.
Damas est arrosée par une rivière, le Barada, qui s'écoule de l'Anti-Liban et se perd dans un marécage au milieu de la ville.
Barada
Histoire
Il s'agit de l'une des plus anciennes villes connues et toujours habitées. Elle est citée dans la Bible (Genèse XIV ; 15).
:La ville de Damas surpasse toutes les autres en beauté et en perfection; et toute description, si longue qu'elle soit, est toujours trop courte pour ses belles qualités.
::Ibn Battûta (1304-1368) Voyages, Editions FM / La Découverte.
D'abord possession égyptienne, la ville fit successivement partie du royaume de David, fut la capitale du royaume araméen, puis fut conquise par les Assyriens, les Perses, Alexandre le Grand, les Séleucides et les Romains. La ville vit saint Paul prononcer ses premières prédications.
En 635, la ville fut prise par les Arabes qui en firent leur capitale, notamment durant la dynastie des Omeyyades, de 661 à 750.
La ville fut également assiégée en vain par les Croisés, mais fut saccagée par les Mongols en 1401.
Elle fit partie de l'Empire ottoman de 1516 à 1918. Suite au Traité de Versailles (1919), elle fut placée, avec la Syrie, sous mandat français en 1920, jusqu'à son indépendance en 1946.
Les traditions
- Le « damasquinage » consiste à incruster de petits filets d'or ou d'argent dans un objet de métal. Cette technique s'est répandue de Damas à Tolède et en Inde.
- Le « damas soudé » consiste à forger des barres de fer pour constituer l'âme à la fois résistante et souple d'épées, dont les tranchants étaient rapportés par soudure : les lames de Damas. Des barres de fer doux et carburé, disposées alternativement étaient soudées, martelées, repliées sur elles mêmes comme pour faire une pâte feuilletée. Après polissage, le métal était plongé dans un bain d'acide pour faire apparaître l'effet de moirage des couches de métal blanc et noir, appelé le « damassé ».
- Damas est réputée pour ses étoffes de soie et surtout pour ses brocarts tramés d'or que l'on appelle des « damas ».
- Il y a aussi le linge « damassé » sur lequel apparaissent des dessins par des procédés, de tissage. Cet art existe encore, mais avec des métiers Jacquard.
- Dans les souks, on voit beaucoup de tapis, mais ce sont principalement des importations d'Iran, d'Afghanistan ou d'Ouzbékistan.
- On trouve aussi à Damas de nombreuses confiseries offrant des fruits confits entiers : abricots, poires, mandarines, etc. en piles impressionnantes. Au Moyen Âge, la région était le premier producteur de sucre, les croisades en ont rapporté l'usage en occident (confitures et fruits confits).
La ville
La grande mosquée, actuellement Mosquée des Omeyyades, a été construite vers 705. C'est la plus ancienne avec le Dôme du Rocher de Jérusalem à être pratiquement dans sont état initial. Fait exceptionnel, la salle de prière contient un tombeau : celui du crâne de Jean-Baptiste, cousin de Jésus. La présence d'un tombeau dans la salle de prière d'une mosquée est un cas pratiquement unique. Les chrétiens du quartier Est de Damas viennent y faire des prières. On voit donc dans cette salle à la fois les prosternations des musulmans, et les signes de croix et les génuflexions des chrétiens. On y vient aussi tout simplement pour y faire la sieste allongé sur le tapis ou adossé à une colonne, car c'est un lieu frais et calme dans le centre de la ville.
Le plus haut minaret de cette mosquée est le minaret de Jésus : c'est là que selon la tradition locale Jésus, le Messie, reviendra sur terre au moment du jugement dernier.
:C'est la plus sublime mosquée du monde par sa pompe, la plus artistement construite, la plus admirable par sa beauté, sa grâce et sa perfection. On n'en connaît pas une semblable, et l'on n'en trouve pas une seconde qui puisse soutenir la comparaison avec elle. Celui qui a présidé à sa construction et à son arrangement fut le commandeur des croyants,
:[...]
:Il fit partir une ambassade vers l'empereur des Grecs, à Constantinople, pour intimer à ce prince l'ordre de lui envoyer des artisans, et ce dernier lui en expédia douze mille. Le lieu où se trouve la mosquée était d'abord une église.
:[...]
:Au milieu de la mosquée est le tombeau de Zacharie, au-dessus duquel se voit un cercueil placé obliquement entre deux colonnes, et recouvert d'une étoffe de soie noire et brodée. On y voit écrit, en lettres de couleur blanche, ce qui suit: « Ô Zacharie! nous t'annonçons la naissance d'un garçon, dont le nom sera Yahia.»
:La renommée de cette mosquée et de ses mérites est très répandue; et j'ai lu à ce sujet, dans l'ouvrage qui a pour titre Les Qualités excellentes de Damas, l'assertion suivante: « La prière dans la mosquée de Damas équivaut à trente mille prières. » Et dans les traditions du prophète j'ai trouvé ces paroles de Muhammad : « On adorera Dieu, dans la mosquée de Damas, durant quarante années après la destruction du monde. »
::Ibn Battûta (1304-1368) Voyages Éditions FM / La Découverte.
Curieusement Ibn Battûta voit le tombeau de Zacharie, père de Jean-Baptiste, là où la tradition actuelle situe le tombeau du second.
Dans une annexe, hors de l'enceinte de la mosquée se trouve le mausolée de Husayn qui est supposé avoir contenu (ou contenir ?) le crâne de ce personnage décapité à la bataille de Kerbala (Achoura : 10 de muharram 61H; 10 octobre 680) le corps de Husayn fut enterré sur place.
:Lorsque Khawalî, portant la tête de Husayn, arriva auprès d'Obaïdallah, fils de Ziyâd, il lui dit: Tu dois me combler de cadeaux, car je t'apporte la tête du meilleur de tous les hommes !
:[...]
:Puis il (Obaïdallah) toucha avec une baguette la bouche de Husayn, en récitant ce vers: « Nous tranchons les têtes des hommes qui nous sont chers, mais qui sont devenus rebelles et insolents. »
::Tabarî La Chronique, Les Omeyyades Editions Actes Sud / Sindbad
Damas comprend aussi de très beaux monuments de la période Ottomane, le Palais Azem, de nombreux caravanserails dont le Khan Assa'd Pacha du XVIIIéme siècle, et un musée témoignant de la richesse historique et archéologique exceptionnelle du pays.
Divers
- L'expression chemin de Damas évoque un parcours provoquant un changement radical d'attitude chez celui qui le vit (cf. Retournement). Elle évoque l'expérience de Saint-Paul, persécuteur de Chrétiens quelques années après la mort de Jésus : se rendant à Damas, il eut une illumination et une révélation qui en firent le principal prosélyte des premières heures du Christianisme.
- Damas est le lieu de résidence de plusieurs Chefs d'Eglises autocéphales :
- Le Patriarche de l'Église orthodoxe melkite d'Antioche
- Le Patriarche de l'Église syriaque orthodoxe
Catégorie:Capitale de pays
Catégorie:Ville de Syrie
Catégorie:Patrimoine mondial en Syrie
ja:ダマスカス
Kérala
Le Kerala (translittération française : Kérala) — de Kera, le cocotier et Alam, le pays — est un état situé au sud de l'Inde.
Histoire
La région est peuplée depuis la plus haute antiquité. Les Romains faisaient déjà du commerce avec le Kerala. L'identité régionale se forme au lorsque le malayalam se différencie nettement du tamoul.
L'une des raisons du voyage de Vasco de Gama depuis le Portugal vers le Kerala en 1498 est de briser le contrôle musulman sur le commerce des épices entre les producteurs locaux et le Moyen-Orient. Il fait construire la première forteresse portugaise en terre indienne à Cochin (Kochi) en 1503, puis prenant avantage des luttes entre les râjas de Calicut et Cochin, entreprend de détruire ce monopole.
Cette lutte entre Calicut et Cochin, permet finalement aux Hollandais d'intervenir, puis d'expulser les Portugais de leurs forts. Les Anglais qui finissent par être présents dans la zone par l'intermédiaire de la Compagnie Anglaise des Indes Orientales sont fermement installés au Kerala au début du . Tipû Sâhib essaie de regagner, en 1792, du territoire sur celui tenu par les Anglais, mais sans succès.
Les Portugais sont surpris, lorsqu'ils arrivent eu Kerala, d'y trouver des chrétiens. L'histoire de cette communauté date de l'arrivée en 52 de saint Thomas, puis elle sera augmentée de chrétiens syriaques venus de Bagdad en 192. Cette communauté chrétienne parle le malayalam et ses membres s'appellent eux-même les Nazaréens. Elle est encore très influencée par le judaïsme et elle a des relations avec les Nestoriens de l'île de Soqotra.
L'état moderne du Kerala est créé en 1956 à partir du Malabar qui était une partie de la présidence de Madras, du Travancore et de Cochin. Ces deux derniers étaient des états princiers dirigés par des maharajas qui avaient la particularité de se préoccuper de l'éducation et du bien-être de leurs sujets.
Géographie
Le Kerala consiste en une étroite bande de terre le long de la côte sud ouest de l'Inde. Il est bordé par la mer d'Oman à l'ouest par les Ghâts occidentaux à l'est.
De nombreux endroits du Kerala sont devenus des attractions touristiques, depuis les plages parmi les plus belles de l'Inde jusqu'aux stations de montagne. Dans le centre de l'État, les backwaters - des lagunes connectés par des canaux et communiquant avec la mer - sont une destination touristique majeure, caractéristique qu'elles partagent avec la plage de Kovalam, située à une vingtaine de minutes en taxis depuis la capitale Thiruvananthapuram.
Les États du Karnataka au nord et du Tamil Nadu à l'est sont les voisins immédiats du Kerala. Le district de Mahé, une partie du territoire de Pondichéry est enclavée dans le Kerala.
Le Kerala est divisé en 14 districts : Alappuzha (Alleppey), Ernakulam, Idukki, Kannur (Canannore), Kasargod, Kollam (Quilon), Kottayam, Kozhikode (Calicut), Malappuram, Palakkad (Palghat), Pathanamthitta, Thiruvananthapuram (Trivandrum), Thrissur (Trichur) et Wayanad (Wynad).
Thiruvananthapuram est la capitale de l'État, son nom est souvent utilisé sous sa forme coloniale de Trivandrum. Les villes principales sont : Kozhikode ou Calicut, Cochin
Économie
Cochin
L'économie du Kerala est principalement agricole. La noix de coco, le thé et le café sont cultivé de manière intensive comme le caoutchouc, l'anacardier et les épices qui de tous temps ont été une richesse de la région. Les épices généralement cultivées au Kerala sont le poivre, le cardamome, la vanille, la cannelle et la noix de muscade.
Politique
Le Kerala est l'un des États les plus stable politiquement de l'Inde et a la particularité d'avoir élu démocrativement en 1957 un gouvernement communiste. L'État a la réputation d'être un des plus à gauche du pays. Ses citoyens sont très impliqués dans la vie politique et leur participation est bien plus importante que dans le reste du pays.
Actuellement (2005), la vie politique est dominée par deux alliances : lUnited Democratic Front au pouvoir et conduite par le parti du Congrès et le Left Democratic Front conduit par le CPI(M).
Oommen Chandy est Chief Minister du Kerala.
Démographie
Culture
L'une des danses classiques de l'Inde, le kathakali, est originaire du Kerala, tout comme le Kalaripayat, un des plus anciens arts martiaux au monde.
Tourisme
- Les Backwaters
- [http://www.loic-paradise.com/kerala Photos du Kerala et des Backwaters]
Divers
Voir aussi
Articles connexes
- Églises orientales de l'Inde
- [http://www.kerala.gov.in/ Site du gouvernemment de l'état du Kerala]
Catégorie:Kerala
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Catégorie:79
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Événements
- Début du règne de Titus, empereur romain. (fin en 81)
- Pour ne pas déplaire au Sénat, Titus éloigne sa maîtresse juive Bérénice. Il couvre Rome de largesses.
- En Gaule, exécution de Sabinus et de sa femme Eponine.
- 24 août : le Vésuve entre en éruption recouvrant les villes de Pompéi d'Herculanum et de Stabies sous de la cendre brûlante.
- Agricola soumet le nord de l'Angleterre (fin en 80).
- En Chine, une commission de lettrés fixe le texte des œuvres attribués à Confucius et à son école. Ce texte prend une valeur canonique.
Naissances
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- 23 juin : Vespasien, empereur romain.
- 24 août : Pline l'Ancien, écrivain et naturaliste romain, lors de l'éruption du Vésuve.
CranganoreCranganore, le moderne Kodungallur est une ville située à une trentaine de kilomètres au nord de Cochin sur la côte de Malabar au Kérala.
Histoire
Elle était connue depuis l'Antiquité sous le nom de Muziris, commerçant avec le monde méditerranéen depuis les Phéniciens. Elle est citée par Pline l'Ancien qui la décrit comme le primum emporium Indiæ (plus important port de commerce des Indes), mais la confond probablement avec une autre ville, lorsqu'il indique que son mouillage n'est pas bon et qu'on l'atteint par le Periplus Maris Erythræi (tour de la mer Rouge). C'était à l'époque un port très actif pour les échanges commerciaux, en particulier les épices, le poivre notamment, mais aussi les perles, diamants et autres gemmes, avec l'Empire romain. Elle est présente sur la table de Peutinger. Cependant, hormis un certain nombre de pièces romaines trouvées dans la zone, aucune fouille n'a mis en évidence des structures prouvant une implantation romaine sur la côte de Malabar, en particulier le temple dédié à Auguste indiqué par la table de Peutinger. L'emplacement exact sera d'autant plus difficile à déterminer que la côte a certainement connu de grandes transformations dues au travail des courants marins depuis deux mille ans.
C'est dans cette ville que saint Thomas est censé avoir débarqué en Inde pour évangéliser les populations locales. La tradition indique qu'il commence cette tâche par la communauté juive qui s'y trouve. Les commerçant musulmans y sont aussi présents depuis longtemps, et la ville s'enorgueillit de posséder la plus vieille mosquée construite sur le territoire indien (629).
Cranganore a été la capitale de la dynastie Chera qui unifia au le Kérala. Vers cette époque, il existe chez les juifs indiens le mythe d'un royaume juif dans cette ville, nommé alors Shingli - ou peut-être dans ses faubourgs.
La ville subit, en 1341, une crue du fleuve Periyar rendant le port impropre au commerce. C'est à partir de cette date que les membres de la communauté juive vont commencer à émigrer à Cochin. Après plus de deux millénaires d'activités commerciales, la ville ne s'en releva pas.
Patrimoine
- l'église de Saint-Thomas supposée être bâti où saint Thomas mis le pied en Inde
- la mosquée Cheruman réputée être la plus ancienne (629) sur le sol indien
Lien externe
- [http://www.fh-augsburg.de/~harsch/Chronologia/Lspost03/Tabula/tab_pe14.html le segment de la table de Peutinger présentant Muziris (à droite avant le Cap Comorin)]
- [http://www.indianchristianity.com/html/Books.htm Des pièces romaines trouvées dans la zone de Kodungallur]
Catégorie:Histoire du monde indien
Catégorie:Kerala
Catégorie:Ville de l'Inde
Années 640 ko:640년대 ja:640年代
Catégorie:Décennie
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Événements
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Personnages significatifs
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Inventions, Découvertes, Introductions
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CheraLes Chera est une des trois dynasties dravidiennes de l'antiquité indienne, les deux autres étant les Chola qui règnent sur la côte de Coromandel et les Pândya occupant le sud du Dravida, qui dominent une grande partie de l'histoire du sud de l'Inde et qui sont en conflit quasi perpétuel pour assurer leur prédominance. Ses rois appartenaient à la tribu des Vânavar, peut-être le Vanara ou peuple des singes du Râmâyana. Les Chera règnent sur la côte de Malabar dans une région qui correspond à l'État moderne du Kerala, dont le nom provient de Keralaputra ou fils des Chera. Ils sont cités dans les inscriptions d'Ashoka et correspondent aux Caelobothras de Ptolémée.
Les Chera établissent leur capitale à Vanchi, que l'on situe généralement à Karur, près de Coïmbatore dans le Tamil Nadu. Certains cependant la voient plutôt dans la région de Kochi. Vingt-cinq rois Chera sont connus avec des détails de leur règne. On sait en particulier qu'ils luttent contre la piraterie et qu'ils favorisaient le commerce, en particulier des épices, de l'ivoire, du bois de construction et des gemmes vers le Moyen-Orient et l'Europe méridionale, un commerce qui était une grande source de richesse pour la région. En même temps que les marchandises s'échangent des systèmes de croyances, le pays Chera accueille le bouddhisme et le jaïnisme dès le IIIe ou le IIe siècle avant l'ère chrétienne, et il voit des juifs s'y installer très tôt, peut-être à la suite de la destruction du temple de Jérusalem et c'est là que la tradition fait prendre pays à Thomas venu répandre l'enseignement du Christ.
Au cours de l'Histoire, plusieurs branches des Chera régnent sur le pays, telle celle fondée par le roi Udiyanjeral vers 130, celles des Ay et des Nannana qui règnent respectivement sur le sud et le nord de la côte. On sait cependant peu de choses des premiers rois Chera. L'un d'eux, Senguttuvan, qui régna au , noua des relations avec les royaumes de Ceylan, ce qui est décrit par le Silappadhikaram, un ouvrage écrit par son frère Ilango Adigal. Vers 800, la branche Perumal - aussi appelée Kulashekhara - domine toute la côte et ce jusqu'au règne de son dernier roi Ramâvarma Kulashekhara. On retrouve une branche de Chera, appelée alors Zamorin, à la tête de Calicut au . Cette dernière, commerçant traditionnellement avec les Arabes, lutte contre les Portugais alliés aux râjas de Kochi au cours du .
Sources
Catégorie:Histoire du monde indien
Catégorie:Tamil Nadu
NestorianismeCatégorie:Orthodoxie
Catégorie:Religion sous la Rome antique
Catégorie:Histoire byzantine
Nestorius (~ 381 - 451) fut élu patriarche de Constantinople en 428. Il ne tient que trois ans sur ce siège.
L'enjeu du débat marial
Un débat a lieu à Constantinople sur le titre Theotokos (« mère de Dieu ») donné à Marie que d'autres préféreraient voir nommée Anthropotokos (« mère de l'homme »). Nestorius propose une solution de compromis avec Christotokos (« mère du Christ »). Elle a l'avantage d'être fondée en Écritures mais d'une part, sa solution touchait un point sensible de la religiosité populaire et d'autre part, les prédications de Nestorius voyageaient jusqu'en Égypte où Cyrille était patriarche d'Alexandrie. Et ressentait la chose comme une concurrence insupportable. Il ébruite donc le néologisme en se gardant bien de dire dans quel contexte il est apparu.
Nestorius sollicite l'appui de l'évêque de Rome, Célestin Ier, (422-432), espérant créer un axe Rome-Constantinople contre Alexandrie.
La controverse avec Cyrille
Nestorius, patriarche de Constantinople considérait qu'une femme créée ne pouvait être la mère de Dieu, Être par excellence et donc sans cause.
- 429 Cyrille attaque d'abord dans des homélies, puis dans une Lettre aux moines, enfin dans une correspondance avec Nestorius (2e lettre de Cyrille à Nestorius),
- 430, il fait porter par le diacre Posidonius un dossier christologique traduit en latin avec la mission de faire passer Nestorius pour un adoptionniste, c'est-à-dire qui conçoit Jésus-Christ comme un homme que Dieu aurait adopté. Sur la foi de Jean Cassien, moine marseillais, bon connaisseur de l'Orient, un synode régional à Rome condamne Nestorius en août et exige une rétractation dans les 10 jours.
Cyrille a donc réussi à jouer d'un axe Alexandrie-Rome contre Constantinople.
Nestorius conseille à l'empereur Théodose II de réunir un concile œcuménique à Éphèse pour la pentecôte 431. La lettre de convocation date du 19 novembre 430 pour une réunion en juin 431. En ce même mois de novembre, Cyrille réunit un synode régional à Alexandrie qui condamne Nestorius et adresse au patriarche de Constantinople une 3 lettre avec 12 anathèmes inacceptables pour les orientaux. Ce texte deviendra le manifeste du monophysisme.
Le concile d'Ephèse
La lettre de convocation ne demandait que quelques évêques afin que le service n'en souffrit pas. Rome envoie deux évêques, Carthage un diacre, l'Illyrie, un évêque.
Cyrille va lui-même à Éphèse avec 40 évêques. Tout ce monde est présent le 7 juin, jour de Pentecôte.
Les jeux sont faits, car la délégation de Palestine n'arrive que le 12 juin et la délégation conduite par Jean d'Antioche n'arrive que le 26 juin. Les délégués romains arrivent délibérément en juillet car, pour eux, la question est réglée depuis le synode régional romain de 430.
Le concile d'Éphèse ouvre le 22 juin sous la présidence de Cyrille, dont la délégation est la plus nombreuse et en l'absence de Nestorius qui a reçu des menaces de Memnon, evêque d'Éphèse, partisan de Cyrille. Candidien, le représentant de Théodose veut retarder l'ouverture mais il est mis à la porte par les partisans de Cyrille.
À l'arrivée des evêques palestiniens, Théodose prend en compte leur protestation devant le procédé et annule la séance du 22 juin qui condamne Nestorius. Les Cyrilliens n'en tiennent pas compte. À l'arrivée des Romains, le concile leur reconnaît des prérogatives en compensation de quoi, ils entérinent la séance du 22 juin.
Les 4 dernières sessions déposent Jean d'Antioche, Théodoret de Cyr et une trentaine d'autres evêques.
Les conséquences d'Éphèse
Théodose II enferme Memnon d'Ephèse, Cyrille d'Alexandrie et Nestorius de Constantinople en les sommant de se réconcilier, sans obtenir le moindre résultat. On peut donc se demander pourquoi l'empereur n'a pas été plus ferme alors que ses prédécesseurs savaient taper sur la table quand le besoin s'en faisait sentir.
C'est que la cour de Constantinople était divisée, car Cyrille, par des cadeaux somptueux s'était acquis le soutien des puissants. La situation évolue en coulisse en faveur de Cyrille, d'une part du fait du consensus obtenu par l'absence des contradicteurs et d'autre part par ses largesses.
En octobre 431, Maximien remplace Nestorius et celui-ci regagne son couvent d'Antioche avant d'être exilé à Pera. Dès qu'il est certain que Nestorius ne sera pas réhabilité, Cyrille lâche sur la doctrine et Théodose obtient le compromis de 433. Officiellement déchu, Cyrille regagne Alexandrie triomphalement en octobre 433.
Géopolitique
L'Égypte, grenier à blé de l'empire était indispensable à Théodose qui devait la garder en main. D'un autre côté, Rome sur le plan stratégique était nécessaire à la stabilité de l'empire. En revanche, Antioche était le point faible dans la défense de l'empire et sa situation géographique rendait impossible son développement pour la rendre efficace devant les Perses.
Diffusion du Nestorianisme
Le Nestorianisme devient une variante du christianisme après la condamnation de Nestorius. À fortiori, les nestoriens ignorent les dogmes promulgués ultérieurement dont la trinité.
Ibas, évêque de Nisibe de 435 à 457, tout en renouvelant l'anathème jeté sur Nestorius, favorisa indirectement la diffusion de sa doctrine en fondant à Édesse une école dans laquelle étaient enseignés les œuvres de Théodore de Mopsueste, Diodore de Tarse, Théodoret, et Nestorius y était lu et étudié. Même avant la destruction de cette école en 489, des étudiants se dispersèrent dans la Perse voisine.
Dans ce pays les communautés chrétiennes avaient rompu tout lien avec Antioche et les évêques occidentaux lors d'un concile tenu à Séleucie en 410. Il leur était en effet important de pouvoir ne pas être considérées comme des suppôts de l'Empire Romain, principal adversaire de l'Empire Perse sassanide. Leur supérieur hiérarchique était l'évêque de Ctésiphon, qui avait pris le titre de Catholicos.
Au moment de l'arrivée des enseignants nestoriens venus d'Édesse, celui-ci était Babaeus ou Babowai (457-484) qui semble les avoir reçus à bras ouverts. Mais Barsauma, devenu évêque de Nisibe, la grande ville la plus proche d'Édesse, rompit avec le faible Catholicos qu'il fit déposer lors d'un synode tenu en avril 484. La même année, Babowai fut accusé devant le roi de conspiration avec Constantinople et mis à mort, pour un motif politique. L'évêque de Nisibe était en grande faveur auprès du roi Peroz et il le persuada de l'intérêt qu'il n'y eût en Perse que des chrétiens d'obédience différente de celles de l'Empire romain.
Peroz mourut peu de temps après la mort de Babowai, et l'évêque de Nisibe eut beaucoup moins d'influence auprès de son successeur, Balash. Bien que Barsauma s'opposât tout d'abord au Catholicos Acacius en août 485, il le rencontra et finit par se soumettre, reconnnaissant la nécessité de la primauté de Ctésiphon. Il ouvrit une école à Nisibe qui devint encore plus fameuse que celle d'Édesse. Son recteur était Narsès le lépreux, écrivain très prolifique dont peu d'œuvres ont survécu. Ses règles sont encore conservées, et elle attira jusqu'à 800 étudiants. La renommée de cet établissement théologique était telle que le pape Agapet Ier et Cassiodore voulurent fonder l'équivalent en Italie. Ceci ne put se réaliser du fait des troubles politiques de l'époque, mais le monastère fondé par Cassiodore à Vivarium s'inspira de l'exemple de Nisibe. Barsauma mourut entre 492 et 495, puis Acacius en 496 ou 497. Narsès est sans doute mort plus tard.
Les missions de leurs étudiants s'étendirent plus loin en Asie. Le Nestorianisme fut la première forme sous laquelle le christianisme s'introduisit en Chine, en 635, et à peu près à la même période en Mongolie. Il reste des vestiges de ces premiers établissements dans des villes chinoises telles que Xi'an. Une stèle de pierre érigée en 782 à Chou-Chih, à quelques 80 km au sud-ouest de Sai-an Fu, alors capitale de la Chine, décrit l'introduction du christianisme en Chine à partir de la Perse pendant le règne de Tang Tai Zong. Cependant en 845, Tang Wu Zong décida d'éradiquer les religions professant la vie contemplative, et donc notamment le bouddhisme. Les nestoriens, inclus dans ce mouvement nationaliste contre les religions étrangères (dans un retour à un confuciucianisme comme lien national, ces religions sont déconsidérées, entre autre par leurs systèmes de couvent et de vie contemplative décrits alors comme hors de l'idéal confucéen de participation à la vie sociale), disparurent définitivement.
Les nestoriens sous la domination musulmane
Avec l’avènement en 750 de la dynastie abbasside dans les territoires sous domination arabo-musulmane, l’Eglise nestorienne retrouve le statut qui était auparavant le sien dans l’empire perse des Sassanides. Les nestoriens gravitent autour du pouvoir califal tant dans l’administration territoriale que dans la culture avec de nombreux savants, médecins et traducteurs.
Le règne du calife Al-Mahdî (775-785), troisième calife abbasside, vient confirmer cette prééminence nestorienne dans la société de l’époque et en particulier les communautés chrétiennes monophysites et melkites qui commencent à affluer en Mésopotamie. Musulmans et nestoriens se côtoient depuis les premiers temps de la conquête arabo-musulmane.
Le nestorianisme est représenté aujourd'hui au Moyen-Orient dans les églises des deux conciles
Voir aussi
- Nestorius
- Exégèse
- Églises des deux conciles, orthodoxie
- dogmes catholiques
- Histoire du chr | | |